Culture Collines

La culture dans le Pays des Collines

EXPO “Appelation d’absurdités contrôlées”

Classé dans : Spectacles, Divers, archives — Axelle at 8:51 am on Samedi, octobre 3, 2009

EXPOSITION A LA RESIDENCE D’ARTISTES DU PAYS DES COLLINES (Place André Nouille, 11 à 7880 Flobecq)

Du 10 au 18 octobre. Vernissage le 9 octobre à partir de 19h.

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Dans le cadre de l’exposition du 9 octobre 2009, nous avons l’intention d’exposer nos réalisations sur une thématique commune; et par cette démarche, présenter notre travail auprès d’un large public pour qu’il puisse découvrir nos créations.

La thématique que nous voulons présenter, traite différents aspects portant sur l’absurdité que peut générer la société. Le contexte actuel nous fait réfléchir et poser des questions. Cette réflexion nous amène à développer et produire des visions picturales abordant différents « regards » incisifs et ironiques sur le monde contemporain. En quoi consiste ce travail ? Il s’agit de dépeindre les illogismes dont nous sommes à la fois acteurs et spectateurs, conscients ou inconscients. Notre analyse consiste à faire des comptes rendus, une sorte d’appellation d’absurdités contrôlées.

Quelle vision est portée dans cette thématique ? Il s’agit de représentations qui mettent en évidence un message critique et un cri d’alerte sur notre situation actuelle.

Par cette action engagée, nous voulons dénoncer certaines absurdités de la condition humaine, du travail et du progrès technologique qui sont et deviennent le résultat d’une société de consommation élitiste, individualiste, compétitive, mégalomane et décadente.

Voici quelques exemples : Pousser à consommer plus que ce que l’homme peut engloutir ; consommer…consommer mais qu’est ce qu’on fera des déchets ? , le progrès qui amène à l’automatisme et à la mécanisation de l’homme qui bafoue ses repères d’identités, le conditionnement de l’homme comme si ce dernier était un produit où l’emballage prime plus que sa personnalité, la main mise des pays « riches » sur les pays « pauvres » créant un déséquilibre entretenu entre le progrès et la régression.

Nous accusons que l’imposture et l’illusion deviennent plus vraies que nature, que le paraître est devenu plus important que l’être, que le réel est masqué par le fictif et le futile et que la manipulation émotionnelle dépasse le sens et la raison. La part d’humanité de l’homme est parasitée au nom de valeurs « refuges », codifiées selon des critères et des structures préétablis. Le plus grand ennemi aujourd’hui, c’est le grand marché économique qui risque de transformer les jeunes générations en petits consommateurs apathiques.

A travers ces messages, nous tentons de vous inviter à ne plus prendre des vessies pour des lanternes car nous estimons qu’il y va de notre responsabilité en tant qu’artistes et surtout en tant qu’humains ayant fait le choix d’observer, d’analyser et d’agir!.

Veronica Barcellona      Denis Fabel